Rappel des étapes précédantes

Rappel : Protocole de base du test

Rappel : Matrice 12x12 - examen visuel

Rappel : Matrice classement par ISO

Rappel : Matrice 12x12 - les détails examinés à la loupe

Rappel : Matrice RLZ et Sensitométrie

Rappel : Tirage sur papier gélatinobromure

Rappel : Tirage avec des procédés dits alternatifs


Expérimentations visuelles et trichromes :

Protocole de test :

Un Rollei 6008i et son 150 mm à F/11, la variation de pose est d'un diaf d'une vue à l'autre. Le film HP5 de chez Ilford, un film qui a fait ses preuves et qui est peu affecté par notre ami Schwarzwild (c'est sans doute un des mots de la photographie qui permet le plus de fautes), la réciprocité reste linéaire dans le cadre de notre test. Les outils de mesure bien utiles se limitent à un flashmètre VI de chez Minolta utilisé en incidence pour le calcul de la pose de base de ce test. Par précaution un thermocolorimètre Minolta sera utilisé pour connaitre la T°C, qui sera stable à 4800 K pendant tout le test. Un densitomètre Macbeth TR 927 pour la partie sensito et un thermomètre de précision pour le développement, ainsi qu'une horloge de labo. Le développement est simple, inutile de se taper toute la grille, ce test étant un test ultime, une sorte de confirmation de résultat, on a donc rejeté ce qui nous semble de moindre intérêt. Pour le détail, il s'agit du HC 110 1+39 pendant 7 mn à 20°C avec 2 retournements toutes les minutes, un grand classique.

Les Images

Exposition sur base 800 ISO - soit 100 ISO trichrome

Exposition sur base 400 ISO - soit 50 ISO trichrome

Exposition sur base 200 ISO - soit 25 ISO trichrome

Exposition sur base 100 ISO - soit 12 ISO trichrome

Exposition sur base 50 ISO - soit 6 ISO trichrome

Exposition sur base 25 ISO - soit 3 ISO trichrome

Exposition sur base 12 ISO - soit 1,5 ISO trichrome

Exposition sur base 6 ISO - soit 0,75 ISO trichrome

Exposition sur base 3 ISO - soit 0,37 ISO trichrome


Conclusion Type I

Tout va bien, on peut out faire les pieds au mur, oublier son posemètre, ne penser qu'à sa bonne amie, ou être quasi ivre mort, il faut mettre beaucoup de bonne volonté pour rater un film, cela devient une prouesse. Une belle série de rendu avec un delta de "latitude de pose" de 9 diafragmes, ce qui est franchement énorme, notre sujet ayant un Delta L de 6 diaf, cela nous donne en trichromie donc en couleur une possibilité de bonne restitution sur une échelle de 6+9 soit 15 Diafragmes.

Une seule précaution, pour profiter habilement de cette souplesse, utiliser une sensibilité relative de base, beaucoup plus faible que ce que préconise les émulsionneurs, qui ont toujours eu intérêt à vanter leurs sensibilités, soit pour faire mieux que le concurent, soit pour avoir des films légers et réduire les durées de tirage des tireuses automatiques, ouvrons donc de 2 ou 3 diafs.

Conclusion Type II

Le rendu dépend clairement de la pose, pourquoi ne pas utiliser cette capacité pour adapter le rendu avec le sujet, du boosté charbonneux digne des Cibachromes non masqués aux divins Autochromes tout en délicatesse.

Conclusion Type III

Je pensais compléter avec un test numérique sur un boitier sérieux, mais finalement je ne le ferais pas, on s'en fout du numérique, l'argentique n'est plus un acte technique, mais un acte militant, une matière, une respiration, un bon gros paquets de défauts attachants, les comparaisons sont désormais inutiles.

Conclusion Type IV

Sentez-vous libres, refaites donc des tests dans le même esprit, essayez de gagner votre liberté par rapport aux ex-titans de l'industrie photographique. Ne chercher pas de recette dans cette matrice RLZ, qui n'est qu'une méthode, pour vous aider à découvrir vos propres recettes. Ici point de résultats, juste l'idée que l'expérimentation est la seule voie possible.

Conclusion Type V

La norme ISO étant morte sur l'autel de la croissance et du matérialisme numérique, vous avez là un bel outil pour vous en sortir quoiqu'il arrive, même avec des films donc vous ignorerez tout, ce qui ne va pas manquer d'arriver rapidement. Bientôt il ne restera que des films périmés plus ou moins bien conservés, ou des films de fabrication aléatoire aux sensibilités aléatoires, ou encore des films que vous ferez vous-même pour occuper vos soirées d'hivers (plutôt des plaques, le couchage des films étant quasi impossible au niveau artisanal).

Conclusion Type VI (le Type VI est un célèbre sensitographe de la maison Kodak du temps des fameux ASA ISO)

A vous de l'écrire et à bientôt.